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lundi 7 avril 2008

Lual ou fête de départ sur la plage...

Pour fêter notre départ du Brésil, nous avons organisé un LUAL. C'est une grande fête sur la plage où vous invitez vos amis (pour nous 30 personnes). Mais attention avec musique, chaises et tables à disposition! Lucia s'était pliée en 4 pour nous faire des plats délicieux.
La pluie n'a arrêté personnes.

Moments très durs où l'on doit dire adieu, ou tout du moins au revoir, aux personnes qui ont partagé, façonné et changé votre vie pour toujours.
On repense à tous ces enfants des rues qu'on avait fait siens, à tort.
A tous les moments forts que l'on a passé avec chaque personne. Les larmes montent aux yeux pour les uns, les autres ont des gestes plus appuyés... On fait semblant que tout va bien, alors qu'on sent que notre coeur est en train de se fissurer.

Pour échapper à cela, après trop de caïpirinhas, Billy, Patrick (superviseur de la thèse d'Amandine), Amandine et moi nous courrons nous baigner dans une mer agitée. Patrick s'écrase dans 30 cm d'eau à la première vague. Mais on s'en fout, ce sont nos derniers moments de bonheur ici alors rien n'a d'importance...

Epopée à Galinhos...

Personne à la pousada cette semaine, Luca propose donc qu'on aille tous les 4 (Caroline, Amandine, Luca et moi) sur une île au nord de Natal : Galinhos.




(Pour la petite
histoire, galinhos veut dire poulet. A l'époque (esclavage aboli) quand il y avait un nouvel arrivage d'esclaves, on criait qu'il y avait un arrivage de poulets, ainsi, la police ne savait pas qu'il y avait un traffic et les marchands pouvaient oeuvrer tranquillement).

Temps estimé : 3 heures.
Temps réel : 12 heures!

Nous voilà partis. D'après la carte, on peut prendre des pistes qui longent la côte. Très bonne idée en théorie sauf qu'il était tombé des pluies diluviennes la veille qui avaient détruit les pistes et rempli les trous d'eau.
Un arrêt à Maxaranguape (au bout d'une heure) car Caroline était en manque de Caipirinha (11 heures du matin). On va explorer l'arbre de l'amour et on repart.



On s'arrêtera
manger chez Dédé de Tico, un fou, à São Miguel de Gostoso (un village de pêcheur paradisiaque), mais qui nous a préparé un poisson excellent.








Quasiment arrivés à destination, on demande notre chemin et ô stupeur, on nous annonce que le pont qui pourrait nous mener à destination a été emporté par la pluie. Nous devons donc revenir en arrière et faire un détour de 150 km pour arriver à destination!!!
Tout le monde est blasé et Caroline ne répond plus aux questions que par des mots...

Petite remarque importante pour la suite, on ne savait pas que c'était une île...
Quand on arrive au bout de la piste, un embarcadère et pas de bateaux biensûr...
On apprend que les voitures sont interdites sur l'île, il faut donc la laisser là et prendre un bateau...
Ok. Mais pour qu'il y ait un bateau, le garde doit appeler sur l'île et il n'a plus de crédits dans son téléphone. Nous non plus...
Pu... ça ne finira jamais?

Finalement un bateau arrivera, qui coulera quasiment avant d'atteindre l'île tellement on était nombreux!
On a bien choisi notre jour, c'est Pâques et tous les hôtels sont complets...
Finalement on trouvera une petite po
usada avec des toilettes sans porte dans la chambre. Intimité géniale : "j'ai entendu que tu avais fini de faire caca, je peux me brosser les dents?"

Je pense que sur île ils font des tests génétiques sur les humains. On était au Mykonos brésilien... Uniquement des homosexuels ou travestis. Mais vraiment pire que des caricatures.

Le lendemain, on décide de faire la visite de l'île en charette. Parfait en théorie. Sauf que le cheval était malade, nous étions devant,
et il a pété pendant à peu près une demi-heure... Je sentais que c'était un week end d'amour...

Au bout de 2 heures on se fait chier... On marche pendant 1 heure et demi. On mange (très bien) et on se barre en courant de Galinhos...

Blasés au par
adis...

oeufs de Pâques...

Pour remercier nos amis Caroline et Luca de tout ce qu'ils avaient fait pour nous durant notre séjour, nous avons été mangé dans un restaurant suisse très bon. Plats servis sous cloches d'argent; une première pour Amandine!


Pour marquer le coup, j'avais acheté 4 oeufs de Pâques Kinder. Bonne idée, mais encore une fois raté...
Les oeufs de Pâques ici sont différents... pas de coquilles en chocolat, mais du plastique!!! Donc pas de petite boîte en plastique qui renferme le jouet et pas de "ploc" à son ouverture.
Quand l'oeuf est ouvert, d'un côté on a le jouet, de l'autre côté du chocolat à manger avec une cuillère.

Ils sont nuls leurs oeufs de Pâques!!!

mardi 18 mars 2008


Difficile de donner des nouvelles dans un pays où la connexion 56k est reine et où rien ne fonctionne. 20 min pour charger une photos, impossible d'utiliser Skype ou MSN...
Ici tout va toujours parfaitement bien pour nous. On profite à fond de nos derniers instants au Brésil, puisque nous serons de retour en France le 2 Avril.

Thomas est venu nous rendre visite pendant 2 semaines ici à Natal et c'était exceptionnel!Sans rentrer dans les détails, on lui a fait découvrir les beautés de la régions, de l'extérieur (plages paradisiaques, lagons, nourriture délicieuse,...) mais aussi de l'intérieur (vie quotidienne dans les quartiers populaires, les gens, les prostituées, les quartiers qui font peur au premier abord,...) et je sais qu'il a adoré!

Depuis, nous continuons notre vie où nous enchaînons les invitations à manger dans des familles brésiliennes, pêche en mer, rencontres impromptues, les enfants qui traînent toujours dans notre jardin pour récolter les fruits des arbres et qui nous écrivent des chansons, la capoeira, le surf...

Aucune envie de revenir en France, et pourtant on s'y prépare déjà...
J'espère que de votre côté tout va pour le mieux. Je vous dis à très bientôt...

pêche en mer... Vomi a terre...


J'étais en prise avec un évangélique dans la rue qui m'expliquait depuis 20 mn pourquoi je devais croire en Dieu... Lorsque Joka, mon proprio, apparut et me dit "on va pêcher?"

Ok, c'est parti!
On prend tout ce qu'il faut, rencontre avec les pêcheurs de la plage qui ont tous des têtes de tueurs, et on met le bateau à l'eau. On rame, on rame, on rame,...

Quand finalement on arrive au lieu de pêche, j'ai déjà le mal de mer...Les appâts sont des crevettes, et ici, pas de canne à pêche, on utilise juste un fil... Pourvu que je n'attrape que des petits poissons...Ca mord pour tout le monde sauf que moi je ne remonte aucun poisson et je gaspille tous les appâts!Ca fait déjà 30 mn que je suis là, et je pense que je vais mourir dans le prochain 1/4 d'heure tellement j'ai le mal de mer. Je dis à Joka : "Faut que je rentre, je suis trop mal!". On fait 20 m avec le bateau et là, il me dit "tu sais nager?". "Oui". Tu n'as qu'à plonger, la côte n'est qu'à 150 m. On se voit tout à l'heure!".
Cool! 150 m à contre courant avec le mal de mer, j'en rêvais...

Arrivé à la plage, je pensais être sauvé... Sauf que les pêcheurs m'ont reconnu et ont décidé de soigner mon mal de mer avec de la Vodka-Fanta. Ca m'a soigné puisqu'après 5 verres en plein soleil je mangeais les poissons avec la tête et les arêtes... Un des pêcheurs veut absolument me montrer sa "maison". Une cabane au bord de la plage avec rien dedans sinon un lit et une Bible. Je suis quand même obligé d'embrasser l'image de Jésus en entrant et de regarder toutes les photos de son père quand il avait 20 ans!

Les pêcheurs sont des gens rustres et durs mais avec le coeur sur la main. Ils n'ont rien et pourtant ils ont partagé avec moi leur alcool et leur nourriture. Et je suis invité demain pour remettre ça! Je crois que je vais faire l'impasse...